noesisphere

vendredi 27 janvier 2006

Les reproches du temps

20 minutes. C’est en moyenne la durée de l’attente qu’il faut endurer pour me voir débarquer à un rendez-vous. Ce délai d’impatience aigre-douce est devenu normatif au fil du temps. Sans d’ailleurs que je m’en rende compte.
Il n'est pas rare qu'on me fasse remarquer mes retards successifs. Comme si la ponctualité était un succédané du savoir vivre. Mais, à chaque fois, malheureusement, tout joue contre moi.
D’abord parce que je ne porte pas de montre. Cette petite horlogerie se révèle être pour moi plus un générateur de stress qu’un moyen d’être à l’heure. J’en ai une pourtant, discrètement logée sur ma commode d’entrée, derrière un vase vide rempli de tous ces petits trucs inutiles qu’on dépose négligemment pour ne pas s’encombrer l’espace d’un instant. La pauvre cosette suisse est là depuis si longtemps qu’elle doit au moins retarder de dix ans !
Cet objet de luxe fantaisiste ou de fantaisie luxuriante en fonction de son prix ou de sa forme n’est donc pas reconnu chez moi d’utilité publique. Notamment par ceux que j’ai laissés trépigner dans le froid ou sous une pluie battante.

Mon père me disait il y a peu : « t’es toujours à la bourre, mais je suis sûr que tu n’as jamais raté un train. ». Aussi aberrant que cela puisse paraître, cette petite phrase n'est pas une théorie. Ce serait plutot un postulat, voire même un axiome. Et là, je bugue, je bégaye, je clignote. Car après tout, pourquoi considérer de telle manière un train et pas un ami ? Un horaire est un horaire ! Pas besoin d’être un prix Nobel de mathématiques pour comprendre que ma logique est à peu près celle de celui qui se fout de la gueule du monde.

Les gens me disent toujours que c’est une question de respect. Encore une fois, ma particularité ne réside pas dans ce genre de paraphrase. Mon attribut spécifique est avant tout de mettre en avant les vicissitudes de ma petite existence. Je me disculpe à travers toutes ces perturbations qui agissent sur moi comme des bouchons les jours de neige. Je suis freiné dans mes élans, ralenti par les heurts des impulsions vitales, engoncé dans l’étau des autres.

Mais je ne suis prisonnier de rien. Libéré de ce cadran incontournable qui en fait tourner plus d'un en bourrique. Je me laisse guider par les rayons du soleil, évalue le cycle de vie de la clepsydre du quotidien, en regardant les arbres valser sous le vent, s'effeuiller jusqu'à la nudité et renaître à nouveau.

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mercredi 25 janvier 2006

Emboniné par Bobin

Nouvelle lecture

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mardi 24 janvier 2006

Ma nature

Attention peinture fraîche

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vendredi 20 janvier 2006

Une histoire d'ami

Ou comment se parler sans se comprendre

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jeudi 19 janvier 2006

Femmes (affirmatives)

Poème

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mercredi 18 janvier 2006

Changer d’air

Nouvelle sphère

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mardi 17 janvier 2006

Ma favorite

Merci Marvin...

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lundi 16 janvier 2006

L'école à la dérive

Quand l’éduction nationale fait son marché chez FT

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dimanche 15 janvier 2006

Faire et finir

A ceux qui ne finissent jamais rien

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samedi 14 janvier 2006

Collisions

Les âmes tamponeuses

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vendredi 13 janvier 2006

La loi de réciprocité

Ou pourquoi Dieu n'existe pas

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mercredi 11 janvier 2006

Ma petite Sister

Petite coccinelle

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mardi 10 janvier 2006

Cuba, la Bounty glacée

Un gout de paradis ?

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lundi 9 janvier 2006

La plus grande entreprise du Monde

Wal-Mart ou la vie aux champs (de mines)

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dimanche 8 janvier 2006

Savoir partir

Voyages solidaires pour pérégrinations solitaires

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samedi 7 janvier 2006

Une fiction sentimentale

Aimer sans le savoir n'est pas une tragédie

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vendredi 6 janvier 2006

Le Big Bang Humain

Ou comment je m'en fou de tout.

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jeudi 5 janvier 2006

La noesisphere

Kezakoke cette drôle de petite planète ?

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La théorie du Chaos

Ainsi font-font-font physique et philosophie

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Te Amo Corazon



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Ronde érotique

Poème

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mercredi 4 janvier 2006

Il fallait bien commencé...

(enfin bien, c'est pas sûr...)

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