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lundi 27 mars 2006

Jour de deuil

« Mémère s’est éteinte ce matin. » Tels furent les mots de ma mère pour m’annoncer la nouvelle la plus tragique de sa vie depuis bien années. Quelques mots brisés par le chagrin, humides sous le passage des larmes. Mais l’aplomb dont elle fit preuve me parut incroyable quand on sait la sensibilité ce petit bout de femme et l'amour qu'elle portait à sa mère.
Je me suis mis à sa place une seconde. Et puis deux. J'aurai pu me remémorer les souvenirs de ces fêtes d'anniversaire à paques, lors desquelles, entre chasse à l'oeuf et coq au vin, ma grand mère ne voulait pas dénombrer les bougies. De son chat grassouillet, de son bob délavé, ou de ses cheveux d'ange. Mais, j'ai pensé à ma mère. Au fait qu'après ça, elle ne serait plus jamais la même. Et j’ai soudain compris que j’aurai peut être moi aussi à faire face à cette situation un jour. Ce jour où moi aussi, je serai face au vide de ne plus avoir de maman.

Perdre un parent est une expérience douloureuse…mais vitale. L’emploi de cet adjectif peut ne pas sembler approprié. Et pourtant…

Vitale parce que le deuil d’un parent est une leçon de vie qui nous amène à prendre réellement conscience de ce que nous sommes. De nos racines, et de nos cimes. De cet arbre généalogique dont la forme nous confère un caractère héréditaire. De ces bourgeons à faire fleurir pour voir revivre le printemps.
On dit souvent que la mort est comme un passage de relais. Nos parents nous posent face à la ligne de départ, nous guident, nous insufflent le rythme à suivre, et puis, à bout de souffle, nous transmettent le témoin en sortant de la course.

Qu’il s’agisse de l’arbre ou du relais, l’idée majeure n’est pas de savoir si oui ou non nous sommes capables de produire quelque chose, mais bien avant tout de nous considérer nous même comme les éléments conducteurs d’une énergie créatrice. A l’image d’une bille du pendule de Newton, nous sommes tous de petites planètes collées les unes aux autres, traversées par une force jupitérienne de pôle en pôle. De la naissance à la mort.

La dernière fois que j'ai vu ma mémère dans sa maison de retraite, je l'ai aidée à se nourrir. De ses mains sclérosées, elle m'a tendu sa serviette, et m'a regardé avec un grand sourire, comme pour me remercier d'être là, à ses cotés. Comme pour me dire aussi : "A toi de jouer maintenant". Et c'est à ce moment là, entre la soupe de légumes et le viennois au chocolat, que j'ai compris que la flamme ne s’éteint jamais. Elle circule, se propage, de génération en génération, à travers chacun des marathoniens qui concourent dans cette épreuve du temps, Olympique s’il en est.

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mercredi 22 mars 2006

Manifs festives

C'est la fêteeee, la fêteee...

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vendredi 10 mars 2006

Un petit au revoir

un an, c'est pas si long

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mercredi 8 mars 2006

Mon petit doigt m'a dit...

Ni croyez pas, lisez le

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vendredi 3 mars 2006

Ma petite Lune,

Poème

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