dimanche 28 mai 2006
Calcaire tendre
Par Noesis, dimanche 28 mai 2006 :: Ocean
Comme une étoile qui traverse le ciel, comme de l’huile dans mes mains, tout m’échappe.
Mes paumes visqueuses se dessaisissent de la réalité. La vérité brute se dérobe. L’aube est naissante.
Trois mésanges se posent sur le rebord de ma fenêtre ouverte en sifflotant l’hymne de ma chanson préférée. Les arbres dansent. Les accords se succèdent, à mesure que les coquelicots empourprent l’horizon.
Derrière le voilage soyeux, brassé sous les murmures veloutés d’un zéphyr, la voûte indigo invite aux voyages. Aux rivages immortels et aux dunes éternelles. A tous ces champs Elysées, magnétiques à plus d’un titre. A tous ces sourires inconnus, qui fascinent ou qui apaisent, crèmes solaires protectrices filtrant les rayonnements invisibles et néfastes de l'existence.
Et puis, les grains de sable se collent au bout de mes doigts. Les massages soignant les rougeurs sensibles se font tranchants comme des scalpels. Les lames de fond soulèvent les larmes abyssales. Le tsunami oculaire gronde au creux des stigmates chiromanciennes, perçant le calcaire tendre de mes alvéoles engouffrées, et emportant tout sur son passage. Les grains de sable et le suif poisseux du passé se mêlent alors aux empruntes digitales. Les uns se tapissent dans la vase close, et le reste suspend son vol irisé à fleur de flots.
Projeté par les courants tourbillonants de cette libération, mon avenir se trace à nouveau, suivant son cours prophétique comme un ruisseau étincelant dans la vallée des ombres.
C'est alors que mon coeur et mon regard se figent. Derrière les cabrioles pétries d'adoration de ses iris turquoises, des bruits de pas.
Je la suppose ; La voilà.
Mes paumes visqueuses se dessaisissent de la réalité. La vérité brute se dérobe. L’aube est naissante.
Trois mésanges se posent sur le rebord de ma fenêtre ouverte en sifflotant l’hymne de ma chanson préférée. Les arbres dansent. Les accords se succèdent, à mesure que les coquelicots empourprent l’horizon.
Derrière le voilage soyeux, brassé sous les murmures veloutés d’un zéphyr, la voûte indigo invite aux voyages. Aux rivages immortels et aux dunes éternelles. A tous ces champs Elysées, magnétiques à plus d’un titre. A tous ces sourires inconnus, qui fascinent ou qui apaisent, crèmes solaires protectrices filtrant les rayonnements invisibles et néfastes de l'existence.
Et puis, les grains de sable se collent au bout de mes doigts. Les massages soignant les rougeurs sensibles se font tranchants comme des scalpels. Les lames de fond soulèvent les larmes abyssales. Le tsunami oculaire gronde au creux des stigmates chiromanciennes, perçant le calcaire tendre de mes alvéoles engouffrées, et emportant tout sur son passage. Les grains de sable et le suif poisseux du passé se mêlent alors aux empruntes digitales. Les uns se tapissent dans la vase close, et le reste suspend son vol irisé à fleur de flots.
Projeté par les courants tourbillonants de cette libération, mon avenir se trace à nouveau, suivant son cours prophétique comme un ruisseau étincelant dans la vallée des ombres.
C'est alors que mon coeur et mon regard se figent. Derrière les cabrioles pétries d'adoration de ses iris turquoises, des bruits de pas.
Je la suppose ; La voilà.




