vendredi 28 juillet 2006
Le coeur du problème
Par Noesis, vendredi 28 juillet 2006 :: Ocean
Je suis un hémophile noyé dans un bain de sang. J’ai peur, des plaies ouvertes, des effusions. De ces hémorragies internes qui engloutissent mes yeux des effluves chromatiques de la rage.
Je pleure, par manque de courage, cette pulsion intime qui emprunte à l’infime la prétention du vide.
Je me bats. Contre l’aisance de la passion, contre la vanité insouciante et fragile, contre les poitrines rebondissantes, vitrines de mes émois et de mes hauts de cœur.
Pourtant cette palpitation est une veine. Une chance de vivre, de voir, de rire et de désespérer comme le coeur se gorge et se contracte pour mieux transmettre le sang neuf. Cycle infernal, et néanmoins vital.
Les foudres me réveillent, me délivrant de cette hémoglobine gluante, acide et coagulante, de ce coma ventriculaire au cardiogramme linéaire et aux charmes balnéaires, menant à l’artère principale d’une voie sans issue.
Empourpré et livide, je me débats sans cesse. Je me parle. Je me fâche. Je m’oubli. Comme si l’ignorance de soi pouvait galvaniser la tolérance des autres.
Je pleure, par manque de courage, cette pulsion intime qui emprunte à l’infime la prétention du vide.
Je me bats. Contre l’aisance de la passion, contre la vanité insouciante et fragile, contre les poitrines rebondissantes, vitrines de mes émois et de mes hauts de cœur.
Pourtant cette palpitation est une veine. Une chance de vivre, de voir, de rire et de désespérer comme le coeur se gorge et se contracte pour mieux transmettre le sang neuf. Cycle infernal, et néanmoins vital.
Les foudres me réveillent, me délivrant de cette hémoglobine gluante, acide et coagulante, de ce coma ventriculaire au cardiogramme linéaire et aux charmes balnéaires, menant à l’artère principale d’une voie sans issue.
Empourpré et livide, je me débats sans cesse. Je me parle. Je me fâche. Je m’oubli. Comme si l’ignorance de soi pouvait galvaniser la tolérance des autres.




