noesisphere

jeudi 21 décembre 2006

Etat d'Ame

J’ai remarqué que pour être lu sur son blog, il faut souvent parler de soi. Pas de bol pour mes stats de fréquentation, j’ai jamais aimé cet exercice. Peut être parce que je pense que parler de moi n’a aucun intérêt. Enfin quand je dis parler de moi, je veux dire par là parler de ma vie. Je partage ça en général avec mes amis (et encore…).

Lorsque j’ai ouvert ce blog il y a bientôt un an, je me souviens qu’une de mes copines m’a dit « on va enfin en apprendre plus sur toi ! ».
Cool. J’ai souris sans conviction, sachant déjà que le contenu à venir ne suffirait pas à contenter ses attentes.
En fait, je ne partage pas grand-chose de mes aventures quotidiennes qui pour moi s’apparentent plus à une ballade sur l’île aux pirates d’Eurodisney qu’à une traversée de l’Atlantique à la voile. En gros, il n’y a rien à dire. En tous cas, je ne vois rien à dire. Je mets donc sous cloche mes résonances intimes en faisant mine de m’insurger sur des thèmes généraux ou en poétisant des histoires que personne ne peut comprendre.

Mais ces derniers temps, j’ai quelques tintements de grelots que je ne peux soustraire au silence. Le genre de Big Ben qui prend la tête.
Pour faire simple, tout change : je vois des amis qui emménagent, d’autres qui partent à l’étranger ou qui songent à partir, d’autres qui expérimentent (ou qui attendent d’expérimenter) les plaisirs parentaux, et pour finir, moi, qui depuis peu fais de la cuisine pour deux, nettoie la caisse du chat et travaille dix heures par jour sur un projet qui ne m’intéresse pas.
Bref, j’essaie de suivre le monde dans sa valse effrénée à une cadence qui me donne le tournis. Ce monde, Mon monde, celui avec lequel je me suis construit ces six dernières années est en train de disparaître. Exit les sandwichs grecs chez Aurel, le cinéma de minuit à Montparnasse, les soirées du super-bowl aux pop-corn micro-ondisés, les jeans délavés au boulot, et le temps perdu pour le plaisir. Même si je suis conscient que le chemin qui s’ouvre n’effacera pas les traces que je laisse derrière moi, j’ai toujours cette appréhension maladive des instants incertains qui se cachent dans la brume du lendemain.

Tout ça pour vous dire que 2007 risque fort d’être une année pas comme les autres. Une de ces années qui bouleversent l’existence.

Ajouter un commentaire    3 commentaires

samedi 9 décembre 2006

Savoir raison garder

Tête de citron

Lire l'article    2 commentaires