A vos souhaits !
Par Noesis, lundi 4 janvier 2010 :: Pangee :: article 82
Du renouveau...
En cette période de début d’année, l’activité principale d’une personne civilisée (et adepte du calendrier grégorien) consiste à envoyer ses vœux. Pour ma part, je les poste, et leur donne par la même occasion, une longévité sans limite (hormis celle de mon abonnement à l’hébergement de ce blog ou, comme certains le prédisent, la fin du monde en 2012).
A bien y réfléchir, souhaiter le meilleur à quelqu’un n’est pas une mince affaire. La formulation est importante. Tout d’abord, il faut évincer de sa mémoire (pourvu qu’on s’en souvienne) les chaudes embrassades champagnisées qui suivent les premières secondes de l’année, et pendant lesquelles, emporté par un élan d’enthousiasme, on lance bille en tête au premier fêtard avoisinant : « Tout plein de bonnes choses pour c’t année!» ou bien encore « Je te souhaite que du bonheur ! ».
En toute objectivité, ce genre de prédications pourraient laisser penser que la personne à qui l’on s’adresse est poursuivie par une poisse d’enfer, une sorte de mauvais œil contre lequel même le fils spirituel de Madame Irma et d’Alain Afflelou ne peut rien. Mais l’ambiance est à l’hédonisme primaire, et l’insulte déguisée s’envole sous une pluie de cotillons multicolores.
Il faut donc trouver la bonne formule. Et souhaiter simplement « le meilleur » n’est pas forcément ce qui convient d’un point de vue existentiel. En effet, si l’on considère que de se sortir d’une galère est une source positive d’évolution pour tout individu, alors espérer pour quelqu’un de vivre ce qu’il y a de mieux équivaudrait à plonger son existence dans une béatitude inerte, et le voir patauger dans une torpeur tiède et fatalement abrutissante. Autant lui offrir un abonnement à CanalSat et bon canapé.
Le meilleur n’étant donc pas ce qu’il y a de mieux, il ne me reste plus peut être simplement qu’à vous souhaiter la réalisation pleine et entière de vos projets personnels, qu’à espérer de votre quotidien le plus de tendresse possible, et la rugosité nécessaire à l’adhérence des émotions vitales.
On dit que la vie file comme un train lancé à toute allure. Je souhaite donc que la vôtre soit comme ses voyages de l’Orient Express, longs et charmants, pleins de rencontres éblouissantes ou sordides, de péripéties mystérieuses, et de paysages inoubliables.
Imaginez maintenant qu’un drôle de génie, coincé depuis des siècles dans sa lampe à huile, et dont le seul but dans la vie est de réaliser des vœux, tombe sur ce blog en même temps que vous. Imaginez que vous êtes maintenant dans ce train mythique. Et pourquoi pas ? Après tout, ils ont peut être le WiFi chez Ali Baba, mon vendeur de Kebab l’offre bien à ses clients !
A bien y réfléchir, souhaiter le meilleur à quelqu’un n’est pas une mince affaire. La formulation est importante. Tout d’abord, il faut évincer de sa mémoire (pourvu qu’on s’en souvienne) les chaudes embrassades champagnisées qui suivent les premières secondes de l’année, et pendant lesquelles, emporté par un élan d’enthousiasme, on lance bille en tête au premier fêtard avoisinant : « Tout plein de bonnes choses pour c’t année!» ou bien encore « Je te souhaite que du bonheur ! ».
En toute objectivité, ce genre de prédications pourraient laisser penser que la personne à qui l’on s’adresse est poursuivie par une poisse d’enfer, une sorte de mauvais œil contre lequel même le fils spirituel de Madame Irma et d’Alain Afflelou ne peut rien. Mais l’ambiance est à l’hédonisme primaire, et l’insulte déguisée s’envole sous une pluie de cotillons multicolores.
Il faut donc trouver la bonne formule. Et souhaiter simplement « le meilleur » n’est pas forcément ce qui convient d’un point de vue existentiel. En effet, si l’on considère que de se sortir d’une galère est une source positive d’évolution pour tout individu, alors espérer pour quelqu’un de vivre ce qu’il y a de mieux équivaudrait à plonger son existence dans une béatitude inerte, et le voir patauger dans une torpeur tiède et fatalement abrutissante. Autant lui offrir un abonnement à CanalSat et bon canapé.
Le meilleur n’étant donc pas ce qu’il y a de mieux, il ne me reste plus peut être simplement qu’à vous souhaiter la réalisation pleine et entière de vos projets personnels, qu’à espérer de votre quotidien le plus de tendresse possible, et la rugosité nécessaire à l’adhérence des émotions vitales.
On dit que la vie file comme un train lancé à toute allure. Je souhaite donc que la vôtre soit comme ses voyages de l’Orient Express, longs et charmants, pleins de rencontres éblouissantes ou sordides, de péripéties mystérieuses, et de paysages inoubliables.
Imaginez maintenant qu’un drôle de génie, coincé depuis des siècles dans sa lampe à huile, et dont le seul but dans la vie est de réaliser des vœux, tombe sur ce blog en même temps que vous. Imaginez que vous êtes maintenant dans ce train mythique. Et pourquoi pas ? Après tout, ils ont peut être le WiFi chez Ali Baba, mon vendeur de Kebab l’offre bien à ses clients !





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